Les biomasses issues de l’agriculture
Les substrats disponibles en agriculture, proviennent de 3 sources principales :
Les déjections d’élevage (effluents)
Malgré un faible potentiel méthanogène, les lisiers (bovin, porcin) sont particulièrement intéressants à utiliser dans les installations de biogaz. Compte tenu de leurs états liquides qui facilitent la manipulation, les lisiers permettent de diluer les autres substrats ayant un taux de matière sèche plus important. De plus, ils apportent des bactéries fraîches et ont un important pouvoir tampon (stabilise le pH), ce qui facilite les réactions dans le processus de méthanisation.
Les fumiers (bovin, porcin, équin, …) sont également intéressants car ils ont un taux de matière sèche et méthanogène plus élevé. Ils sont produits en quantités importantes, régulières et dans un contexte de proximité. Les fumiers peuvent également servir de support pour les bactéries à l’intérieur du digesteur et garantissent une conduite aisée de la digestion.
Les résidus de cultures
La production agro- alimentaire produit, lors des récoltes, beaucoup de déchets. Ces résidus de cultures (pailles, menue pailles, tourteaux, feuilles de betterave, fanes de pomme de terre, cannes de tournesol et de maïs, déchets de cultures maraichères, …) ont souvent un potentiel méthanogène très intéressant.
L’utilisation de ces substrats pour la production de biogaz est par conséquent très intéressante pour plusieurs raisons : Premièrement, il ne s’agit pas d’une culture énergétique, mais de l’utilisation d’un déchet. Deuxièmement il s’agit d’un substrat économiquement abordable pour les installations de biométhanisation qui génère une recette supplémentaire pour l’agriculteur. Celui-ci voit donc son rendement financier par hectares et par année augmenter pour la même culture. Enfin, d’un point de vue agronomique, les valeurs fertilisantes du substrat ne sont pas perdues, elles sont réintroduite sous forme de digestat au moment opportun.
